Aprés l’ivresse Mondoblog , la gueule de bois.

C’est fini. Voici la phrase qui accompagnait ma dernière vue sur Abidjan , alors que mon avion décollait pour Paris. La ville était vêtue de ses plus belles lumières nocturnes, avant qu’elle ne disparaisse sous les nuages de l’altitude. Il était temps de lui dire au revoir, même si ma tête ne cesse d’entendre « Akwaba » de toutes parts.

De retour à Montpellier , la ville que j’avais quitté avec une certaine appréhension et que je retrouve dans la confusion.Se quitter pour mieux se retrouver ? Quelques doutes s’emparent de moi en même temps que la solitude. Je ne pourrai plus débattre sur l’intrigante texture des croissants , de m’indigner du retard interminable des cuisiniers à nous servir le repas , ou faire le bilan des personnes qui sont tombées malades pendant le séjour.

Les lézards aux allures de dinosaures ont été remplacés par les pigeons grassouillets nourris aux frites du Mc Donald. Tandis que je n’ai plus aucune crainte à passer sous un cocotier puisqu’à Montpellier , il n’y en a pas.

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Adieu à toi , l’enfant béni de l’Afrique.


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Aujourd’hui , l’humanité perd un de ses enfants les plus chères. Comment ne pas parlerde Madiba en ce jour ? Ceci ne sera qu’un article parmi tant d’autres mais nous nous devons de rendre un hommage à la hauteur de l’homme que fût Nelson Mandela même si cet hommage ne pourra jamais égaler sa grandeur.

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Un 17 octobre sur les quais à Paris…

 

17 octobre 2013 , Montpellier : une journée relativement banale pour moi mise à part la petite euphorie du dernier jour de cours avant le week-end. J’ai passé ma matinée en classe à dépouiller des résultats de questionnaires que j’avais distribués la veille à des passants montpelliérains concernant leur vision de l’écologie. Mais aujourd’hui, je n’ai pas le droit de dire que ma journée était ennuyeuse, car sans un certain 17 octobre 1961 je ne serais peut-être pas là pour vous en parler.

17 octobre 1961, Paris, la Seine : l’antenne française du FLN (Front de libération nationale) organise une manifestation pacifique en réaction à la récente décision d’établir un couvre-feu pour les Nords-Africains. Une sorte d’apartheid nocturne. Après avoir investi les rues principales de la capitale, des affrontements éclatent entre manifestants et police alors sous les ordres du célèbre Maurice Papon. Les blessés se comptent en centaines , et les morts par dizaines voire des centaines. Parmi eux  certains ont connu le coup des balles et d’autre la noyade.

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