Bouteflika de retour au bercail …

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15 janvier 2014

Bouteflika de retour au bercail …

 

Abdelaziz Bouteflika , notre « encore président à tous » , est dans un bien mauvais état , pire que celui que Le Petit Journal nous avait montré. Et oui, Bouteflika est de retour dans son humble demeure , non pas celle du palais présidentiel d’El-Mouradia, mais je veux parler de celle du Val-de-Grâce , hôpital militaire dont il est devenu un adhérent privilégié au point d’en avoir peut être une carte membre et une chambre à son nom …qui sait.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour nous , pauvres Fakakir* que nous sommes . Le président est retourné lundi à l’hôpital parisien pour « un contrôle de routine ». Il est vrai qu’une visite après un AVC est toute aussi anodine qu’une visite pour une grippe. Si les autorités affirment que son état s’améliore, la crédibilité et véracité des ces affirmations restent à prouver. Les médias et de nombreux membres de l’opposition redoutent un nouveau scénario mensonger de la part du gouvernement , comme celui d’avril dernier où nous pensions qu’il s’agissait d’un infime souci de santé et qu’il reviendrait une semaine plus tard. Il revint trois mois plus tard.

Non pas que cela nous dérange que Bouteflika veuille s’imprégner quelque temps de l’air frais de la capitale aux frais du contribuable , mais nous aimerions bien savoir si l’élection présidentielle aura bien lieu , ou non .

Et oui, il y a un petit hic (il y en a toujours un ), car si l’on se tient scrupuleusement au code électoral, le président devrait convoquer le corps électoral avant le 19 janvier. Soit dans trois  jours.

Mais il y a un autre hic, le président pourrait reporter cette convocation en « cas de force majeure ».

Bouteflika serait-il en train de devenir son propre alibi pour retarder cette élection ?

Attention, je ne souhaite la mort de personne, mais sur la scène politique, seul le FLN (Front de libération nationale) continue de clamer la candidature du président pour un 4e mandat dans une arène vide. Si Bouteflika se résout à ne pas se présenter, alors il ferait le choix de terminer sa vie dans l’ombre. Et de mourir comme un simple « ancien président ». Bien entendu, il aura droit comme ses prédécesseurs Ahmed Ben Bella et Chadli Benjedid à sa petite semaine de deuil national. Mais rien n’égalerait des obsèques nationales « du président défunt ».

Mais je m’égare trop dans l’avenir. Un avenir incertain. Encore une fois , les Algériens s’accrochent à l’avenir du président …qui est un peu leur avenir à eux aussi.

 

*Fakakir : terme utilisé par le premier ministre Abdelmalek Sellal pour désigner les pauvres. Ce terme a fait polémique dans l’opinion, sachant qu’en arabe « pauvres » se dit « foukara » et non pas fakakir.

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Commentaires

Serge
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Bon, un peu comme les diamants, Bouteflika est éternet !

Serge
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je voulais dire "éternel", bien entendu ! :)

Toula Aymar
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Une loque humaine dans l'antichambre de la mort qui préside aux destinés de millions de personnes ,ça alors ! c'est ça l'Afrique , l'Algérie ne connait pas le Printemps seulement un climat monotone méditerranéen .
Tenez bon algériens , c'est bientôt fini, cette agonie !